L’univers du web et de l’informatique regorge de personnalités qui ont le “bras long”. Trop long même aux yeux des autorités antitrust américaines.
Cela ne suffisait à Eric Schmidt d’être C.E.O. de Google depuis 2001, il fait aussi partie du Conseil d’Administration d’Apple depuis 2006. Mais ce jeune quinquagénaire n’a pas l’air de s’en contenter. Le gouvernement Obama vient de le nommer président du conseil des hautes technologies. Autant dire que ce monsieur est un tout petit peu influent dans le monde virtuel actuel.
Un cumul des postes qui intéresse la FTC (équivalent américain de notre DGCCRF) qui vient d’ouvrir une enquête sur la transversalité des postes de M. Schmidt. En effet, une loi datant de 1914, année de création de la FTC interdit formellement à deux sociétés (concurrentes de surcroit) de posséder un membre du conseil d’administration en commun. La question que nous pouvons nous poser est : pourquoi une enquête s’ouvre-t-elle en mai 2009, alors que cet homme cumul ses deux postes depuis aout 2006 ? Sûrement car les passe-droits et autres arrangements tacites se font de plus en plus fréquents depuis que Google développe Chrome et racheté Android, et que Apple commercialise l’iPhone. Le premier produit fait place à des compatibilités exclusives avec le second, et inversement.
Mais Eric Schmidt n’est pas le seul membre du conseil d’administration à la fois de Google et d’Apple. C’est aussi le cas d’Arthur Levinson, en outre déjà C.E.O. de Genentech, leader mondial de la biotechnologie, à la fois membre du conseil d’administration de ces deux géants.
Cet exemple montre à toutes les personnes qui portent encore Apple en étendard de la lutte anti-monopole de Microsoft et des valeurs humano-éthiques, que la firme à la Pomme n’en reste pas moins une entreprise capitaliste aux mêmes aspirations et objectifs commerciaux que son illustre concurrent, et que son visage “humain” n’est qu’un axe de communication…



